"Les chefs d'entreprises sont tous des hommes d'affaires. Ils ne peuvent donc pas ignorer complètement les prix des choses ..."
Ainsi quelle que soit la méthode retenue pour évaluer l'entreprise cible, elle n'échappera pas à une règle : le prix sera fonction de la rentabilité de l'affaire.
En effet, dans la transaction il y aura un troisième acteur : le banquier. Celui-ci financera l'opération en fonction de la capacité d'autofinancement de l'entreprise cédée, car elle seule déterminera la capacité de l'entreprise à rembourser l'emprunt.
Ainsi votre prix de reprise pourrait se résumer en une simple équation :
Prix = montant des apports + capacité de remboursement.
La capacité de remboursement se calculant, pour en principe un financement sur 7 ans, en multipliant la capacité d'autofinancement par 4,5.
En effet, pour un financement sur cette durée, les intérêts d'un emprunt représentent grossièrement une année de remboursement et nous conseillons de garder un volant de sécurité par rapport aux résultats futurs et une capacité d'investissement pour maintenir ou développer l'actif immobilisé de 25%.
Nous aboutissons alors à l'équation suivante :
Prix = montant des apports + 4,5*CAF
Par ailleurs, la Loi de Modernisation de l'Economie (LME) d'août 2008 a augmenté l'effet de levier fiscal du recours à l'emprunt pour financer l'acquisition.
En effet, elle élargit son champ d'application aux personnes ayant racheté 25% au moins du capital d'une société et a doublé les plafonds annuels sous lesquels les intérêts d'emprunt ouvrent droit à cette réduction d'impôt :
- 20000€ pour une personne seule
- 40000€ pour un couple.
Cette méthode de calcul est préconisée pour les candidats à la reprise d'entreprise.
Bien souvent, les cédants utilisent d'autres méthodes d'évaluation basées sur une approche patrimoniale de l'entreprise.
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