Cession et reprise d'entreprises
en Alsace et en Lorraine

410 annonces en ligne
  1. s'inscrire

Rechercher une Annonce

 

Fiche conseil Evaluer votre entreprise

 

Pourquoi évaluer une entreprise ?


L'évaluation d'une entreprise est une étape incontournable dans la perspective d'une transmission, qu'elle soit à titre onéreux (vente) ou que ce soit une transmission à titre gratuit.
L'évaluation doit s'inscrire dans une approche globale de l'entreprise et être réalisée par un professionnel.

Outre les données comptables, celui-ci devra s’attacher aux produits, aux marchés, à la stratégie, et à la connaissance de l’entreprise, sous les angles de ses compétences métiers, qui participent à créer de la valeur mais également à son organisation, au rôle du cédant voire de son conjoint dans l'entreprise.

Par ailleurs, les écarts d'une méthode à l'autre pouvant être significatif, une évaluation d'entreprise combine plusieurs méthodes qui définiront une fourchette de valeurs. Cette fourchette servira de base de négociation entre le cédant et le repreneur.

L'évaluation d'une entreprise débouche sur une valeur théorique à la différence du prix, qui lui résulte de la rencontre sur le marché entre offreurs et repreneurs.


Les méthodes d'évaluation d'une entreprise

La méthode patrimoniale

La méthode patrimoniale vise à évaluer les actifs de l'entreprise et à en soustraire la valeur de ses dettes pour obtenir l'actif net comptable, également appelé situation nette.

Les valeurs inscrites au bilan sont des valeurs historiques et ne reflètent pas la valeur actuelle de ce que possède l'entreprise. Aussi, il est nécessaire de procéder à des retraitements dont les plus fréquents sont les suivants :

  • ré-évaluation des biens ayant pris ou perdu de la valeur : immobilier, terrain, fonds commercial, stocks etc...
  • ré-intégration d'actifs financés en crédit-bail
  • suppression de non-valeurs : il peut y avoir au bilan des éléments sans valeur économique réelle : frais d'établissement, frais de recherche et développement, stocks sans valeur marchande, etc...
  • intégration de passifs sous-évalués ou absents du bilan : par exemple provisions pour départ en retraite de salariés, provisions pour des litiges en cours...

La méthode de rentabilité

La méthode des Discounted Cash Flow (DCF) est le plus souvent utilisée dans des entreprises à partir de 5 salariés. Cette méthode consiste à valoriser une entreprise en fonction des résultats qu'elle dégage.

Pour celà, on définit un coefficient multiplicateur en fonction du risque sur l'incertitude des résultats futurs. Plus le risque pressenti est faible, plus le coefficient multiplicateur sera élevé et plus l'entreprise manque de visibilité quant à ses perspectives et plus le coefficient utilisé sera faible.

Le résultat pris en compte pour la valorisation de l'entreprise est le résultat récurrent, purgé des éléments exceptionnels, et qui est effectivement utilisable par l'entreprise pour rembourser sa dette d'acquisition. Le professionnel réalisant l'évaluation va réaliser des retraitements, dont voici les plus fréquents :
  • la rémunération du cédant (le cas échéant des membres de sa famille), y compris les éléments en nature, pour ne retenir que leur valeur de marché. Il convient également de retraiter l'absence de rémunération.
  • le montant des loyers s'ils sont trop faibles ou au contraire exagérés
  • les provisions superflues et qui ne correspondent pas à un risque réel
  • à contrario l'absence de provisions (dépréciation de stocks, créances irrécouvrables...)
  • les éléments exceptionnels qui ne sont pas par nature récurrents

La méthode comparative ou méthode des barêmes

la méthode consiste à calculer la valeur théorique d'une entreprise d'après un barème ou un coefficient couramment observé dans le même secteur d'activité et dans la même zone géographique. Cette méthode est particulièrement adaptée aux reprises de fonds de commerces pour lesquelles il existe des bases de données comportant un grand nombre de transactions.

Le barême le plus utilisé est le barême Francis Lefebvre. Il applique un coefficient multiplicateur à un indicateur qui en fonction de l'activité peut être le chiffre d'affaires TTC, la recette journalière TTC, le chiffre d'affaires HT...

Si l'attrait de cette méthode réside dans sa simplicité de mise en oeuvre, elle présente plusieurs limites non négligeables :
  • elle ne tient compte que d'un seul indicateur (en général le chiffre d'affaires),
  • tous les secteurs d'activité ne sont pas référencés dans le barême,
  • les fourchettes proposées par le barême peuvent être très étendues,
  • elle ne tient pas compte des spécificités de l'entreprise
A lire aussi : Négocier la cession
 
  • Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie d'Alsace
  • Chambre de Commerce et d'Industrie Strasbourg Bas-Rhin
  • Chambre de Commerce et d'Industrie Colmar centre Alsace
  • Chambre de Commerce et d'Industrie Sud Alsace Mulhouse
  • Chambre de Commerce et d'Industrie des Vosges
  • Chambre de Commerce, d'Industrie et de Services de la Moselle
  • Chambre de Commerce et d'Industrie de la Meuse
  • Chambre de Commerce et d'Industrie de Meurthe-et-Moselle
  • Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie de Lorraine